sept 13 2009

Les films de SF de 2009, la suite…

Rno

J’avais déjà évoqué dans un précédent billet les films de science-fiction du début de l’année 2009, à savoir Star Trek et Terminator Renaissance. Voici maintenant ceux qui vont marquer la fin de l’année : District 9 et Avatar.

District 9 est sorti le 14 août aux US et sort le 16 septembre chez nous. C’est un film produit par Peter Jackson. L’histoire se passe dans une réalité alternative où, il y a une vingtaine d’année, un vaisseau extra-terrestre est arrivé et s’est immobilisé au-dessus de Johannesbourg, puis…  il ne s’est rien passé. Le vaisseau contenait une population extra-terrestre mal en point et incapable de repartir. Ces visiteurs sont alors réfugiés dans une sorte de camp en Afrique du Sud, appelé le District 9. Une société privée, la MNU (Multi-National United), prend la gestion de ces réfugiés. Son but n’est pas de prendre soin des extra-terrestres, mais de parvenir à s’approprier la technologie de leurs armes, qui ne peuvent pour l’instant fonctionner qu’avec l’ADN des extra-terrestre.

Au fil des ans, le District 9 se transforme en bidonville, et la tension grandit entre les populations locales et les « non-humains ». La MNU décide alors de transférer les non-humains vers un nouveau camp. Pendant cette opération, un des agents de la MNU est contaminé par un virus extra-terrestre qui va modifier son ADN… Et ceci va bouleverser la suite des événements.

District 9

Le film semble bien redéfinir le genre, avec un scénario intelligent, mêlant politique et ségrégation, et une excellent mise en scène. Visitez le site de la MNU pour vous mettre dans l’ambiance du film toute question à propos du District 9.

Plus d’infos sur ce film

Avatar est le prochain film de James Cameron dont la sortie est prévue le 16 décembre. Il a déjà fait l’événement fin août lorsque 15 minutes du film ont été projetés gratuitement et en 3D dans quelques salles de chaques pays.

James Cameron avait déjà préparé le scénario et l’univers d’Avatar il y a une quinzaine d’années, soit un peu avant Titanic. Le projet a longtemps été repoussé pour des questions techniques, puis a été ressorti des tiroirs il y a environ 5 ans, lorsque Le Seigneur des Anneaux marquait la révolution des effets spéciaux dans les salles.

Le héros de l’histoire est Jake Sully, un vétéran de guerre handicapé. Il se retrouve dans la peau d’un Na’vi, une espèce humanoïde ayant sa propre culture et son propre langage. Il débarque par la suite au milieu de la jungle de Pandora, la planète des Na’vi, et devra se battre pour survivre à la nature et à la guerre naissante entre humain et Na’vi.

Un film à voir en salle et surtout, avec des lunettes 3D !

Plus d’infos sur ce film


juin 30 2009

Face aux feux du soleil

Rno

Face aux feux du soleil

Parmi les bonnes résolutions que j’ai pris en début d’année 2009, il y avait celle de m’accorder plus de temps à la lecture. Car habituellement, je suis plus du genre à ne bouquiner qu’en vacances, ce qui, vu le peu de vacances que je j’ai, fait peu de lecture. CQFD.

Le premier livre que j’ai lu cette année (oui on est en juin, mais je l’ai terminé il y a quelques mois déjà, hein) est « Face aux feux du soleil » du fameux Isaac Asimov, qu’on m’a prêté dans son édition d’origine. Il s’agit du deuxième des quatre tomes composant le cycle d’Elijah Baley, romans qui s’inscrivent également dans le célèbre cycle des Robots.

Le thème du cycle des Robots est axé sur les 3 lois de la robotique ; lois qu’Asimov a imaginé dans les années 40 et dont on fait depuis référence dans de nombreuses œuvres de science-fiction. Ces 3 lois sont :

  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
  2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la seconde loi.

Dans ses livres, Asimov s’amuse à imaginer avec intelligence les failles que comportent ces 3 lois. Dans « Face aux feux du soleil« , on suit les aventures de l’enquêteur Elijah Baley : un crime a été commis sur Solaria, une des nombreuses colonies terriennes. Ce crime est le premier sur Solaria, car les solariens ont une peur-panique de rencontrer un autre être humain en chair et en os. Ils vivent dans l’isolement, aidé par une armée de robots, et ne communiquent entre eux que par un système de communication holographique. Seul un robot aurait pu approcher la victime et la tuer, or les robots répondent aux lois de la robotique…

En plus de jouer avec les failles des lois de la robotique, Asimov pose une réflexion sur une société où les communications sont totalement virtualisées, ce qui est encore plus troublant de nos jours, où une grande partie de la technologie évolue dans le sens de la virtualisation et de la communication à distance… C’est ce qui est assez fascinant dans la littérature de science-fiction du début du XXème siècle : ce qui à l’époque semblait être du délire, ressemble de plus en plus à ce que risque devenir notre quotidien dans un futur proche.

En lui-même, le livre est plutôt facile à lire, même pour ceux n’étant pas particulièrement familier avec la science-fiction. Il semblerait néanmoins que la traduction française, qui date des années 50, ne soit pas fidèle au texte original. Il y manquerait certains morceaux et certaines subtilités… Le style d’Asimov étant généralement simple et limpide, c’est selon moins une bonne occasion d’entrainer son anglais en lisant ces livres en VO ! En tout cas, si j’ai l’occasion de poursuivre les aventures d’Elijah Baley, c’est ce que je ferai !

;)


mar 19 2009

It’s just something I can’t get outta my head… Some way outta here…

Rno

Je n’arrive pas à m’ôter cette chanson de la tête, suis-je un Cylon ?

“There must be some way out of here,”
Said the joker to the thief.
“There’s too much confusion,
I can’t get no relief.

Businessmen, they drink my wine,
Plowmen dig my earth.
None of them along the line
Know what any of it is worth.”

“No reason to get excited,”
The thief he kindly spoke.
“There are many here among us
Who feel that life is but a joke.

But you and I, we’ve been through that,
And this is not our fate.
So let us not talk falsely now,
The hour is getting late.”

All along the watchtower,
Princes kept the view,
While all the women came and went —
Barefoot servants too.

Outside in the cold distance,
A wildcat did growl.
Two riders were approaching, and
The wind began to howl.

C’est une reprise de « All Along The Watchtower », de Bob Dylan, ici réarrangé par Bear McCreary, pour l’épisode « Crossroads, Part II » de la saison 3 de Battlestar Galactica.

J’adore la structure de ce morceau, sans refrain, qui va crescendo, partant de sonorités indiennes pour finir sur des riffs très heavy metal.

Ce morceau a clôturé en beauté la saison 3 de BSG, pourtant les sons de sitars, d’harmoniums, voire même de guitares électriques, ne collaient pas avec ce qu’avait composé McCreary jusque là pour la série.

Mais cette chanson devient un point central dans la saison 4, et bien que la conclusion ne sera rendue que demain soir, lors du Series Final de deux heures, je commence à comprendre aussi bien le choix de « All Along The Watchtower » par Ron Moore (le producteur de BSG), que l’arrangement de McCreary.

« All Along The Watchtower » est l’une des chansons qui a été reprise le plus grand nombre de fois. Plus de 25 artistes avaient déjà repris ce morceaux avant McCreary. Les paroles commencent par une discussion entre le « Joker » et le « Thief » (l’artiste et le voleur), qui sont des archétypes existants depuis des millénaires.

Je renvois à cette intéressante analyse des paroles sur Reason to Rock. J’aime bien les analyses de ce genre moi… j’aurais bien aimé faire ça en cours de musique, mais à la place j’avais flûte…

Bref, pour résumer cet article, les paroles usent d’archétypes intemporels pour parler de la valeur de la vie contre l’ordre établi, avec une fin qui laisse à penser qu’il y aura un affrontement entre les deux (d’où peut-être l’arrangement de Bear McCreary, très déchainé sur la fin).

Or il existe un flou sur où se place l’histoire de BSG dans le temps. Est-ce notre passé ou notre futur ? Visiblement Ron Moore a voulu utiliser cette chanson pour son histoire et ses personnages intemporels, mais aussi pour son grand nombre de reprises, qui en font une chanson qu’on se transmettrait de générations en générations. Quelques brefs flashbacks lors de la saison 4 montrent en effet que cette chanson était déjà joué 2000 ans avant les événements de BSG. « All this happened before and all will happen again ».

Mais outre le caractère intemporel de la chanson, c’est certainement sa réflexion sur la valeur de la vie (cf. l’analyse sur Reason to Rock) qui a amené Ron Moore a l’intégrer dans sa série. Je ne rigole pas, BSG est une série incroyable, par seulement sur le plan du divertissement, mais aussi par les enseignements que peut apporter la série. J’en parlerai certainement plus tard, mais les auteurs de BSG ont été invités à l’UNO pour parler des droits de l’homme. La preuve :

The Night Battlestar Galactica Took Over The U.N.


mar 3 2009

Nouveau trailer pour Terminator Renaissance

Rno

Fraichement disponible, voici la toute nouvelle bande-annonce de Terminator Renaissance (Terminator Salvation: The Future Begins). Force est de constater que ce trailer est énorme… Je ne crois pas m’être trompé dans mon précédent post en prédisant que ce film serait à la hauteur de The Dark Knight, pour son intensité dramatique (et pas seulement pour Christian Bale). Il y a même un peu coté Battlestar Galactica, pour l’atmosphère et le coté « fin du monde / combat contre les robots qui essaient de supplanter la race humaine ».

Lire la suite


déc 12 2008

Les prochains films de SF qui en mettront plein la vue

Rno

L’année 2009 promet quelques grosses productions en matière de films de science-fiction.

Pour commencer, il y a Star Trek. Alors je dois tout de suite préciser que, malgré le fait que j’aime beaucoup la SF, je ne suis pas grand fan la série Star Trek. Pourtant je pourrais en regarder, vu le nombre d’épisodes diffusés sur Sci-Fi. Mais voilà, à part la série originale que je regardais parfois quand j’étais petit, je n’ai rien vu des différentes séries réalisées entre temps, telles que Next Generation, Deep Space Nine, Voyager et Enterprise. Sans compter les wattmilles films tirés de ces séries… Vu que je déteste prendre le train en marche, je préfère laisser tomber.

Lire la suite