Face aux feux du soleil

Rno

Face aux feux du soleil

Parmi les bonnes résolutions que j’ai pris en début d’année 2009, il y avait celle de m’accorder plus de temps à la lecture. Car habituellement, je suis plus du genre à ne bouquiner qu’en vacances, ce qui, vu le peu de vacances que je j’ai, fait peu de lecture. CQFD.

Le premier livre que j’ai lu cette année (oui on est en juin, mais je l’ai terminé il y a quelques mois déjà, hein) est « Face aux feux du soleil » du fameux Isaac Asimov, qu’on m’a prêté dans son édition d’origine. Il s’agit du deuxième des quatre tomes composant le cycle d’Elijah Baley, romans qui s’inscrivent également dans le célèbre cycle des Robots.

Le thème du cycle des Robots est axé sur les 3 lois de la robotique ; lois qu’Asimov a imaginé dans les années 40 et dont on fait depuis référence dans de nombreuses œuvres de science-fiction. Ces 3 lois sont :

  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
  2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la seconde loi.

Dans ses livres, Asimov s’amuse à imaginer avec intelligence les failles que comportent ces 3 lois. Dans « Face aux feux du soleil« , on suit les aventures de l’enquêteur Elijah Baley : un crime a été commis sur Solaria, une des nombreuses colonies terriennes. Ce crime est le premier sur Solaria, car les solariens ont une peur-panique de rencontrer un autre être humain en chair et en os. Ils vivent dans l’isolement, aidé par une armée de robots, et ne communiquent entre eux que par un système de communication holographique. Seul un robot aurait pu approcher la victime et la tuer, or les robots répondent aux lois de la robotique…

En plus de jouer avec les failles des lois de la robotique, Asimov pose une réflexion sur une société où les communications sont totalement virtualisées, ce qui est encore plus troublant de nos jours, où une grande partie de la technologie évolue dans le sens de la virtualisation et de la communication à distance… C’est ce qui est assez fascinant dans la littérature de science-fiction du début du XXème siècle : ce qui à l’époque semblait être du délire, ressemble de plus en plus à ce que risque devenir notre quotidien dans un futur proche.

En lui-même, le livre est plutôt facile à lire, même pour ceux n’étant pas particulièrement familier avec la science-fiction. Il semblerait néanmoins que la traduction française, qui date des années 50, ne soit pas fidèle au texte original. Il y manquerait certains morceaux et certaines subtilités… Le style d’Asimov étant généralement simple et limpide, c’est selon moins une bonne occasion d’entrainer son anglais en lisant ces livres en VO ! En tout cas, si j’ai l’occasion de poursuivre les aventures d’Elijah Baley, c’est ce que je ferai !

;)

Articles relatifs :


Laisser un commentaire